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parolimage
Description du blog :
Analyse critique de la littérature jeunesse
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
17.04.2006
Dernière mise à jour :
11.05.2008
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Je peux le garder ?

Posté le 11.05.2008 par parolimage

Princesse est un personnage et Tony Ross en est l'auteur- illustrateur maintenant bien connu du public enfantin, puisqu’on peut voir à la télévision un film d’animation tiré des histoires par lui imaginées.

Ma méfiance vis-à-vis de ce canal médiatique (la télévision) saute car les petites histoires pour jeunes lecteurs parues chez Gallimard sont tout à fait délicieuses. Aujourd’hui, voici : “Je peux le garder ,”

La petite princesse ignore bien des choses , et, comme toutes les petites princesses de par le monde, elle vit ses expériences avec la vitalité qui sied à son appétit de savoir.

Ce matin, une petite bête est apparue dans son verre. C’était un têtard ! Évidemment la petite princesse veut le garder car quoi de plus mignon, de plus adorable qu’un têtard, ? Seulement, voilà, le têtard devint grenouille. Petite princesse voulut aussi la garder. Mais quel vacarme le soir !

Finalement tout se termine au bord de l’étang. La grenouille dans son élément naturel et la petite princesse bien au chaud dans son lit douillet ente son chien et son petit chat.

C’est frais, c’est gentil et c’est documentaire !

Quant aux illustrations elles sont savoureuses.

A recommander à partir de 2 ans.

Les carnets de Lieneke

Posté le 08.05.2008 par parolimage

“Les carnets de Lieneke” de Jakob van der Hoeden, paru à L’école des loisirs, se présentent sous forme d’un petit coffret à l’intérieur duquel on découvre dix petits carnets dont les pages sont reliées par pr un joli cordon rouge.

L’un des carnets est écrit par Agnes Desarthe qui nous livre l’histoire d’une petite fille juive native de Hollande.

Elle a six ans quand commence la guerre. Obligée d’être cachée, elle est recueillie par une famille protestante, un médecin et sa femme. Le père de Lieneke doit lui-même se cacher. Il est non seulement juif mais aussi résistant.

Afin d’aider l’enfant à surmonter la séparation, son père lui écrit des histoires qu’il illustre de très jolie façon. Le texte est aussi codé afin de donner des nouvelles de la famille. Après lecture, par prudence, l’enfant doit remettre le petit carnet à sa famille d’accueil.

A la fin de la guerre, les petits carnets furent sauvés pour notre plus grand bonheur.

Trace émouvante d’une longue épreuve mais sublimée par ces courtes histoires savoureuses et pleines de tendresse.

La présentation sous forme d’un joli boitier, est un de ces objet-livre que l’on garde sa vie durant. Ses parents adoptifs avaient dit en leur temps “Ils étaient trop beaux pour qu’on les brûle”. On ne peut dire mieux.

Emouvant et beau. Pour tous à partir de 5 ans

UNE AUBE ROUGE SUR L'OCÉAN

Posté le 05.05.2008 par parolimage

Voici un beau roman paru aux éditions du Seuil dans la collection Karactère(s). Il s’agit de “Une aube rouge sur l’océan” de Marie-Claude Bérot.

Camille vient d’apprendre qu’un accident est survenu en mer. Sa mère, Laure, monitrice du Centre nautique de la ville est sauve. Mais il y a deux disparus : Rémi et Florent. Rémi L’amour naissant de Camille. La mère est en garde-à-vue.

Stupeur et basculement. La vie, l’autre vie n’est plus. Sa mère, si tonique, si vive, une chanson toujours aux lèvres est devenue une femme terne, silencieuse, rongée par la culpabilité. Pour Camille, c’est à la fois le triste spectacle de sa mère trop tôt vieillie et l’apprentissage de l’absence d’un être aimé. Seule la grand-mère, personnage tutélaire, assure par sa présence attentive et discrète une lente remontée vers la vie.

Et puis, pour Camille, Il y aura Antoine, Julien et Sofia.

Ce beau roman traite de la question de la responsabilité humaine. Marie-Claude Bérot nous fait parcourir une histoire qui révèle les liens complexes entre les êtres. L’écriture est parfaitement maîtrisée et le récit échappe à la facilité en évitant le mélodrame.

Il est certain que ce roman séduira le lecteur par la justesse avec laquelle, l’auteure traite la situation mais il ne manquera pas, non plus, d’ouvrir au débat .

A recommander vivement à partir de 13 ans.

Mama Miti, la mère des arbres

Posté le 05.05.2008 par parolimage
Dans un tout autre registre, documentaire, cette fois, voici “Mama Miti la mère des arbres” de Claire A. Nivola, édité chez Sorbier

De son vrai nom Wangari Maathai, cette kenyane, prix Nobel de la paix, est surnommée Mammiti ce qui signifie “mère des arbres” en Swahili.

Claire A. Novali nous trace la biographie de cette biologiste d’exception. Partie faire ses études aux États-Unis, A son départ la pays était vert et beau de sa flore et de sa faune mais à son retour au Kenya Wangari Maathai découvre les ravages de la déforestation. Elle fonde, alors, le mouvement “Ceinture verte”. Trente millions d’arbres furent ainsi plantés. La prise de conscience qui s’en est suivie est sans doute la réussite la plus grande du mouvement.

Souci écologique, souci du développement humain, un parcours intéressant pour provoquer la discussion et pourquoi pas pour éveiller des vocations.

La dominante verte des illustrations, le pointillisme du trait sont en parfaite harmonie avec le propos de l’album.

Cet album est soutenu par Amnesty international

A recommander pour tous à partir de 8 ans

Un milliion de papillons

Posté le 05.05.2008 par parolimage
Voici un album étonnant, original et sensible. Il s’agit de “Un million de papillons” d’Edward van de Velde, illustré par Carl Cneut aux éditions Pastel.

Un jour, le jeune éléphant Vladimir se mit à voir des papillons de plus en plus de papillons qui voletaient au-dessus de sa tête. Il en parla à ses parents. Ces derniers se regardèrent et déclarèrent : “Tu es notre garçon adoré, tu le sais, mais le moment est arrivé”. Et, sans ambages, ils préparèrent un sac de voyage et dirent à leur fils qu’il lui fallait partir.

Inquiet et pas vraiment rassuré, notre éléphant prit la route. Les papillons réapparurent beaux et magnifiquement colorés, toujours plus nombreux. Mais, lorsqu’il rencontrait sur son chemin d’autres animaux, ceux-ci restaient surpris de l’entendre parler de papillons. Ils ne voyaient rien. Évidemment, la nuée de papillons disparaissait aussi étrangement qu’elle était apparue.

Un jour, cependant, il vit au loin, une jeune éléphante penchée sur le rebord d’un pont. Comme elle était charmante et joyeuse. A ce moment, les papillons apparurent plus nombreux encore.

Et lorsque la jeune éléphante posa sa patte sur le ventre de Vladimir, celui-ci ressentit une drôle de chose à l’intérieur de lui. Et puis, ils s’assirent tout près l’un de l’autre et les papillons voletèrent par milliers autour de leur tête. Vous devinez pourquoi, n’est-ce pas ?

C’est un album exceptionnel pour parler à l’enfant de l’amour et de la sensualité, comme de la plus belle expérience vécue. Et il y a un âge pour cela.

Un album superbe, tendre et délicat, aux illustrations luxuriantes. Somptueux.

A recommander à partir de 5 ans

De poussière et de sang

Posté le 29.04.2008 par parolimage
Le récit d’aventures ne cesse d’inspirer les auteurs contemporains. Notre monde ne serait-il pas fini ? Ou alors, “L’île au trésor” ne serait-elle autre chose qu’une longue quête de soi ?

Ici, le récit de Marcus Malte “De poussière et de sang”, édité chez Pocket Jeunesse, n’échappe pas aux règles du jeu romanesque propre au récit d’aventures.

Le père du jeune Mosquito, nouvellement nommé gouverneur d’un Far-west mythique, fait le tour de la contrée qu’il est en charge d’administrer. Pris dans une embuscade toute la famille meurt dans la fusillade. Le jeune garçon est le seul survivant, à part son précepteur qui sera vivement abattu. Mosquito est fait prisonnier et doit sa survie à la jeune Paloma. Le seul choix pour lui est de suivre la troupe dirigée d’une main de fer par “Bandit”.

Mosquito, va donc partager la rude vie des hommes et des femmes dans les contrées sauvages du “Ventre du Diable”. Violence, présence de la mort sont le quotidien du jeune garçon avec pour toute compagnie des hors-la-loi qu’il apprendra, pourtant, à aimer.. En laissant derrière lui son enfance, il va connaître une expérience unique, celle d”une aventure extraordinaire qu’il nous livre avec nostalgie.

Un récit initiatique qui nous fait parcourir de vastes contrées sauvages et rudes à l’instar des hommes qui la traversent.

Une écriture d’une grande intensité qui emporte le lecteur totalement conquis par la force et la beauté de la narration.

A recommander pour tous à partir de 13 ans

Pierre et le l'ours

Posté le 24.04.2008 par parolimage

Tout le monde a en tête le conte musical de Prokofiev “Pierre et le loup”, n’est ce pas ?

Avec "Pierre et le l’ours”, paru aux éditions MéMo, nous assistons à un détournement du conte initial, puisque Olivier Douzou et Frédérique Bertrand introduisent un nouveau personnage : le l’Ours. Et ce n’est pas le loup, mais le l’Ours qui va dévorer tout le petit monde de l’histoire.

Dans le ventre du gros vorace, grand-père à l’aide de sa pioche qu’il n’a pas quittée, va donner des coups tels que l’ours éclatera en se transformant en casserole étoilée !

Au matin, tout est rentré dans l’ordre. Seule une pluie battante va contrarier le retour à l’ordre des choses. Et puis une petite bizarrerie : le chat fait cui cui ???

La mise en page trouve son dynamisme dans des petits signe déroutants : canard inscrit dans un triangle, Pierre qui court sans tête (normal, il est désobéissant), tracé du chemin parcouru. L’expression du mouvement des divers personnages sont d’une grande efficacité.

C’est drôle, c’est enjoué et le plaisir des auteurs dans leur jeu parodique contamine le lecteur.Ici, l’hommage indirect fait à notre “PIerre et le loup” universel fonctionne avec autant de facétie que de poésie. C’est une totale réussite.

A recommander à partir de 6 ans.

Croyez-moi je suis un rebelle

Posté le 24.04.2008 par parolimage

Avec “Croyez-moi je suis un rebelle” de Pete Johnson paru chez Gallimard, Folio-Junior nous avons affaire a un récit très agréable dans lequel bien des adolescents pourront reconnaître certaines situations vécues même si les scènes décrites se passent outre-Manche.

L’arrivée d’Archie dans son nouveau collège ne se passe pas vraiment bien. Ses manières polies, ses vêtements impeccables, son travail sérieux le font apparaître comme trop différent pour attirer la sympathie. Mais lorsqu’il fait remarquer au professeur que ce dernier avait oublié de leur donner des devoirs, alors là les élèves de la classe le font immédiatement passer pour le plus “grand fayoté de la Terre.

Miranda, une jeune fille révoltée va se charger de transformer le petit gentleman en enfant rebelle.

Les deux jeunes pré-adolescents, si différents l’un de l’autre ont chacun une souffrance à surmonter : perte de sa mère dès son plus jeune âge pour le jeune Archie, l’image d’une sœur parfaite pour Miranda.

Au fil des pages, c’est à travers un récit épistolaire que nous prenons connaissance des tourments de l’un ou de l’autre des protagonistes de l’histoire. Miranda. Celle-ci écrit au courrier des lecteurs d’un magasine pour filles afin de recevoir soutien et conseils par rapport aux méandres de sa vie affective. Quant à Archie il tient son journal intime où il révèle son désarroi, car petit chouchou de son père, voilà qu’il devient “gênant” lorsque la nouvelle compagne et sa fille viennent s’installer à la maison.

Évidemment, l’une ne deviendra pas comme l’autre, mais nous assistons à la naissance d’une véritable amitié qui aidera l’un et l’autre à surmonter leurs difficultés.

Un texte à la première personne qui donne une certaine véracité aux personnages bien sympathique et très crédibles. Ce récit séduira les adolescents d’autant que sa lecture est facile, agréable et non dénué d’humour.

A recommander à partir de 12 ans

Les Trompe-La-Mort

Posté le 18.04.2008 par parolimage
Les Trompe-La-Mort - Ricardo Azevedo, Ed. Chandeigne

Dès le plus jeune âge, l’enfant est confronté à l’idée de la mort, .au passage éphémère des existences avec cette grande question qui taraude l’enfant : et après ? Sujet d’inquiétude et source d’angoisse, la mort participe aux grandes interrogations sur le sens de la vie.

Dans le joli petit livre paru aux éditions Chandeigne, “Les trompe-La-Mort”, Ricardo Azevedo, nous présente quatre petits contes brésiliens où la mort sous les habits d’une vieille femme, est mise en scène ave malice.

La pauvre mort, en effet, a bien du mal à accomplir son travail face à des vivants qui ne veulent pas vraiment mourir et qui usent de bien des astuces pour prolonger leur vie.

Les illustrations de Marion Duval sont en harmonie avec les textes. C’est dire que l’humour y est malicieusement distancé et nous rendrait presque la mort sympathique, sinon pitoyable.

A recommander pour tous à partir de 8 ans

Le défi

Posté le 14.04.2008 par parolimage

Il est parfois des livres rares sous leur habit modeste. C’est le cas de “Le défi” de Valérie Hobbs, paru chez Gallimard Folio Junior.

Toby a onze ans. Il a quitté New-York et vit depuis peu avec sa mère à la campagne. Son père les rejoint le week-end. Toby a un cancer.

Il a connu les hôpitaux, les soins et il prend des tonnes de médicaments. Il a décidé ne plus jamais retourner à l’hôpital.

Ici, il découvre la campagne et serait presque heureux s’il ne se sentait pas l’objet de l’immense inquiétude de sa mère qui chaque jour lui répète : mets ta crème, mes ton sweet, ne fais pas de vélo sans un casque, fais attention...

Un jour,Toby fait la connaissance de Perle, une très vieille femme, anticonformiste en diable.

Et pour la première fois, depuis sa maladie, fois Toby, sera reconnu comme une personne à part entière. Avec perle, on ne parle pas de sa maladie, on fait des choses, comme traire la vache, on discute et on lit de la poésie. On apprendra d’ailleurs que Perle fut une poétesse très appréciée.

La complicité entre le jeune garçon et la vieille femme s’épanouira au-delà du moment où Toby retournera en ville en acceptant, cette fois, d’y être soigné car le mal est toujours là.

C’est un récit d’une grande subtilité qui mêle à la fois émotion et humour. Le style narratif est d’une tonalité qui emporte l’adhésion du lecteur. Et les personnages sont si vrais, si justes qu’il y a dans ce récit comme une vérité qui nous touche profondément.

Un très beau livre, à recommander pour tous à partir de 12 ans

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