Créer un blog Présentation

Nom du blog :
parolimage
Description du blog :
Analyse critique de la littérature jeunesse
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
17.04.2006
Dernière mise à jour :
03.07.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Album (39)
· contes (23)
· documentaire (14)
· Livres illustrés (10)
· Poésie (5)
· Policier (0)
· récits fantastiques (9)
· Roman d'Aventures (8)
· Romans (37)

Navigation

Accueil
Livre d'or parolimage
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Et Picasso peint Guernica
· Nos petits enterrements
· Ta photo dans le journal
· Nous ne grandirons pas ensemble
· L'étrange cas du Dr Jekill et Mr Hyde
· C'est l'inuit qui gardera le souvenir du blanc
· Contes d'Andersen
· Histoires des quatre saisons
· Aurélien Malte
· Contes russes pour enfants

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

mon blog
02.07.2008
La vente de si-yan
02.07.2008
Deja lu
02.07.2008
Surfer
22.06.2008
com
21.06.2008
com
21.06.2008
Et Kirikou ???
09.06.2008
super
01.06.2008
NOUVEAU
30.05.2008
Continu
18.05.2008
coucou
08.05.2008
Bonjour
28.04.2008
Je viens me présenter
16.04.2008
Je viens me présenter
16.04.2008
BONJOUR
13.04.2008
bonjour
03.04.2008
bonjour
01.04.2008
hello !
26.03.2008
bonjour
10.03.2008
une lettre qui manque
08.03.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· lesableausablier
· litterature
· lescritiqueslitterairesdequentinclement
· gifanime
· robertcrais
· bloghardi
· histoirescourtes
· aldaria02
· feuilleton
· monsieurthibo

Raspoutine

Posté le 29.05.2008 par parolimage
Raspoutine de Gillaume Guéraud, illustré par Marc Daniau aux éditions du Rouergue est un album grave et bouleversant. Il nous parle de ces gens que nous voyons à peine, les laissé-pour-compte de notre société. Mais ici, pas de démagogie, pas de misérabilisme. L’histoire d’un homme et de son mystère.

C’est une bien belle et triste histoire que celle de Ferdinand, dit Raspoutine parce qu’il est hirsute, crasseux, parce que ses sourcils broussailleux et ses yeux noirs, “deux encoches ouvertes sur la nuit” rendaient le personnage semblable à “ce single qui hantait la Russie du tsar Nicolas II. C’est le nom donné par les enfants du quartier à l’homme toujours assis à la même place, près de la boulangerie, toujours seul, souvent ivre. Il faisait partie du paysage. On lui donnait une pièce par ci, un peu de pan par là, car les habitants du quartier étaient pauvres. Mais il y a des choses qu’il refusait, parfois, comme par exemple les choux de Bruxelles. Cette histoire de choux de Bruxelles, d’ailleurs, a causé bien des ennuis à notre jeune narrateur.

Et puis, un jour de neige, il y a eu cette partie de luge mémorable où les enfants descendaient l’avenue Salvador-Allende sur des sacs plastiques et où Raspoutine se joignit à eux. Sur le couvercle de sa poubelle, il fit des merveilles. Les gamins montèrent à ses côtés sur la luge magnifique et filèrent comme des flèches.

A partir de ce jour, quelque chose avait changé. Dorénavant, on l’appelait Ferdinand..

Cependant, pendant les vacances, Raspoutine est mort. A leur retour chacun a ressenti comme une absence. Enterré au cimetière du foyers des clochards, une pauvre croix en bois surplombait sa tombe. On confectionna une plaque sur laquelle on avait gravé :

Pour Ferdinand
que les habitants de l’avenue Salvador-Allende appelaient Raspoutine.

Une très belle écriture rend le texte particulièrement convaincant. Quant aux illustrations de Marc Daniau, à travers un réalisme teinté de poésie, elles animent avec délicatesse ce très beau récit. Une réussite.

A recommander à partir de 8 ans.





--

Flacons magiques

Posté le 29.05.2008 par parolimage

On connaît bien l’insatiable curiosité des enfants : observer, épier, fureter, guetter, questionner...

Avec “Flacons magiques” de Gyong-Soog Goh aux éditions Seuil Jeunesse, nos chères têtes brunes et blondes vont pouvoir découvrir bien des choses surprenantes.

Imaginez-vous que le fabriquant de flacons est un sorcier. Il est entrain de remplir des flacons de toutes les couleurs. Sur chaque flacon, il colle une étiquette. Et il va les disperser dans l’épicerie du quartier. Imaginez, alors, le désordre que cela va installer. Face à ces étiquettes si attrayantes l’enfant peut-il y résister ? En plus on peut les soulever. Alors l’un découvre un éléphant qui vient partager le petit déjeuner dans la cuisine, l’autre y trouvera un hippopotame qu’il va falloir nettoyer, un autre se retrouvera nez à nez avec un crocodile ...

Une mise en page désopilante et très réussie dont les illustrations allient la finesse de la craie et la force du geste au pinceau.

L’enfant lecteur se réjouira dans ce jeu du “je soulève, je découvre et je m’amuse à me faire peur”.

Tout se termine autour d’une fête en compagnie d’un tigre. Mais le désordre, la police n’aime pas. Alors, le sorcier est arrêté. Mais il reste des flacons en circulation. Effets de surprises et jubilation sont au rendez-vous

Une lecture amusante et active à partir de 3 ans.










Tous en grève ! Tous en rêve !

Posté le 25.05.2008 par parolimage
Tous en grève ! Tous en rêve ! -Alain Serres illustré par Pef -Rue du Monde

Dans ce récit, nous sommes non pas au milieu des barricades du quartier latin, mais en province dans le Sud-Ouest. La famille du jeune narrateur -il a douze ans en mai 68- et de milieu ouvrier. Le père est cheminot, la mère femme au foyer et gère le modeste budget familial. Nina, la grande soeur est étudiante à Bordeaux, et première étudiante de la famille. Martin est au collège.

Au début des événements; le père reste souvent l’oreille collée au poste de radio. Des choses se passent là-haut. ll y a de la casse, des blessés. ll y a aussi la grève qui s’étend. Ici, c’est l’arrêt des trains. Les écoles sont fermées. Nina revient de Bordeaux avec un petit copain, des mots nouveaux plein la bouche et des images plein la tête. Tous en rêve !

Martin suit son père et écoute. Il entend les colères et les réticences, les peurs aussi. Cependant la colère gronde, ça revendique et le 13 mai c’est le raz de marée. Tous en grève !

Enfin, les accords de Grenelle avec son cortège d’avancées sociales.

Mais très vite, les lendemains qui déchantent : la droite gagne les élections Cependant , Mai 68, partout sur le monde un air de liberté a soufflé qui n’est pas prêt de s’éteindre. Le carcan de la rigidité morale a sauté qui permettra d’autres avancées.

De façon paradoxale, c’est aussi le début de la société de consommation. La famille de Martin aura bientôt une télévision et une petite Renault bleue.

Le texte d’Alain Serres, on le sent est autobiographique. C’est son mai 68 à lui. Tout est dit avec pudeur . On suit avec intérêt les réflexions du jeune adolescent qui vit les événements à travers le prisme social de là où il était à l’époque dans son environnement familial.

Un récit d’apprentissage dont l’authenticité force le respect.

A partir de 10 ans



JUKE-BOX

Posté le 21.05.2008 par parolimage


L’école des loisirs nous propose, ici, dans “Juke-box” une série de nouvelles qui ont toutes un lien avec la musique. On pourrait dire avec des musiques.

Les auteurs ? Khétévane Davrichewy, Marie Desplchin, Christophe Honoré, Nathalie Kuperman, Martin Page, chloé Mary.

Le choix est éclectique et par la forme et par les contenus, ce qui donne un réel attrait pour la lecture de ces textes que l’on savoure à petites gorgées, sans précipitation mais avec un égal bonheur.

Le trait commun des récits est l’âge du personnage central, garçon ou fille. Quinze ans, âge de l’adolescence avec son passé et ses possibles, avec ses bonheurs et ses malheurs, avec ses révoltes et ses espoirs.


Un vrai bonheur de lecture à partager entre adultes et adolescent(e)s.

Pour tous, à partir de 13 ans.

L'alphabet des rêves

Posté le 21.05.2008 par parolimage
“L'alphabet des rêves” de Susan Fletcher est un récit qui se situe au temps des Rois Mages dans un Proche Orient antique et baroque.


Deux enfants, chassés par la guerre, ont pris refuge dans la Cité des Morts, labyrinthe obscur où se retrouvent tous les laissés pour compte de cette période instable que connaissait, à cette époque, cette région du monde (Mais qu’en est-il aujourd’hui ?).

Les deux enfants, pour survivre, vivent d’expédients, petits larcins et autres.

Chaque nuit, Babak le plus jeune, rêve de festins, souvenir d’un passé où les deux enfants vivaient dans l’opulence, au sein d’une famille aristocratique qui s’était opposée au tyran Phraatès.

Dans ce contexte Mitra, la sœur aînée de Babak, se cache sous des vêtements de garçon, afin d’avoir la liberté de mouvement, sans laquelle les enfants ne pourraient pas survivre. Pour les gens, son nom est Ramin. Les deux enfants ne rêvent que de rejoindre Palmyre, où ils pensent retrouver leurs parents. Mais pour prendre la route d’une caravane il faut de l’argent.

Babak, fait parfois des rêves prémonitoires. Bientôt cela se sait. Il est sollicité. Contre ses rêves, les deux enfants reçoivent de l’argent.

Un jour, ils prennent place dans la caravane du Mage Melchior. Commence, alors, une longue traversée, voyage étonnant dans un décor haut en couleurs.


Un beau récit initiatique, documenté et plein de rebondissements.

Une manière très réussie de découvrir un Orient mythique qui conduira la caravane jusqu’en Judée où reposait “l’enfant roi” à Bethleem.

Un texte qui tient à la fois du conte et du récit d’aventures où se mêlent la découverte des coutumes, des croyances des peuples rencontrés. La traversée des villes et des paysages est une invitation au voyage dont le récit allie avec finesse le documentaire et le merveilleux.

A recommander à partir de 13 ans

“Des bêtes avec du sable entre les orteils”

Posté le 19.05.2008 par parolimage

Comment approcher la vie de la flore et de la faune au tout petit, tout en rendant le documentaire plaisant ?

“Les carrés de nature de Tatsu Nagata” aux éditions du Seuil jeunesse s’y essaient avec bonheur.

Mais qui est Tatsu Nagata ? C’est tout simplement un scientifique japonais, expert mondial des mutations métaboliques chez les bactériens.

Ici, il fait œuvre d’éveil à la connaissance sous une forme légère et joyeuse dont le titre même donne la tonalité d’ensemble :

“Des bêtes avec du sable entre les orteils”

Avec une mise à distance, faite d’humour, le professeur dévoile un aspect de la vie des animaux de la plage. On rencontre , donc, en compagnie du professeur qui se met en scène : la moule, l’étoile de mer, l’oursin, la crevette. En tout dix petits animaux du bord de mer sont présentés qui ne manqueront pas d’interroger les enfants

De format carré, cet album ravira vraiment le jeune lecteur par l’humour des illustrations et la finesse du trait et de la couleur.

C’est un premier documentaire très réussi et nous aurons l’occasion de vous présenter d’autres titres de la collection.

A recommander à partir 2 ans

Sous la cendre, figures de Cendrillon

Posté le 16.05.2008 par parolimage
Les éditions Corti, dans leur collection Merveilleux, font un beau travail de collectage de contes. Ici, Nicole Belmont et Eisabeth Lemirre nous présentent : “Sous la cendre, figures de Cendrillon”.

Evidemment, nous avons tous en tête les versions de Charles Perrault et des frères Grimm. Mais en réalité, il y a des centaines de variations et bien plus, sans doute, recensées par les ethnologues et les folkloristes.

Ce volume nous présente des versions d’une grande diversité, venues de tous les continents. Ainsi, avons-nous la Cendrillon chinoise (du IX ème siècle), celle de Guadeloupe, de Russie, de Grèce, de Mauricie, d'Italie, du Maroc et bien d’autres encore. En tout une quarantaine de contes de Cendrillon, tous différents, tous surprenants..
Histoires étonnantes et dépaysantes sur le thème fort connu de la pauvre enfant persécutée par sa marâtre.

Pour les jeunes adultes et au-delà deux postfaces pour mieux investir le mythe :
“Cendrillon : une affaire de femmes ?” de Nicole Belmont
“Du côté des hommes,” par Elisabeth Lemirre

Une magnifique anthologie à recommander vivement pour tous à partir de 12 ans.

Je peux le garder ?

Posté le 16.05.2008 par parolimage

Princesse est un personnage et Tony Ross un auteur- illustrateur bien connu du public enfantin, puisqu’on peut maintenant en voir une adaptation de la collection Petite princese en dessin animé. .

Ma méfiance vis-à-vis de ce canal médiatique -la télévision- saute car les petites histoires pour jeunes lecteurs parus chez Gallimard sont tout à fait délicieuses. Aujourd’hui, voici : “Je peux le garder ,”

La petite princesse ignore bien des choses , et, comme toutes les petites princesses de par le monde, elle vit ses expériences avec la vitalité qui sied à son appétit de savoir.

Ce matin, une petite bête est apparue dans son verre. C’était un têtard ! Évidemment la petite princesse veut le garder, car quoi de plus mignon, de plus adorable qu’un têtard, ? Seulement, voilà, un jour, le têtard est devenu grenouille. Petite princesse veut la garder. Mais quel vacarme le soir ! Surtout lorsque ses congénères lui répondent dans la nuit !

Finalement tout se termine au bord de l’étang. La grenouille dans son élément naturel et la petite princesse bien au chaud dans son lit douillet ente son chien et son petit chat.

C’est frais, c’est gentil et c’est documentaire !

Quant aux illustrations elles sont vraiment savoureuses.

A recommander à partir de 2 ans

L'agenda du (presque)poète

Posté le 16.05.2008 par parolimage

Voici “L’agenda du (presque) poète” de Bernard Friot avec des illustrations d’Hervé Tullet aux éditions De La Martinière Jeunesse.

C’est un livre d’exception. Un livre qui incite à l’écriture,. Non pas un livre de recettes mais plutôt un livre de suggestions.

Bien sûr, il y a des citations de poètes à chacune des pages qui déroulent le calendrier. Ils ouvrent la voie au jeu d’écriture sur la durée. Car tout commence un premier janvier et se termine le 31 décembre. Et Bernard Friot s’en donne à cœur joie de proposer mille et une façon de plonger dans l’audace de l’écriture. Une audace si bien aidée par des incitations qui libèrent de la peur de la page blanche. Il suffit de lire, de prendre une feuille de tracer les premiers mots et le texte se libère long ou court, selon son désir.

Les illustrations d’Hervé Tullet relèvent du gribouillis, de la ligne tracée, de la tache, de la partition sorte de poèmes dessinées sous l’impulsion de la main. Le signe graphique, ici sont une autre forme de poésie, visuelle celle-là et qui ldéclenche l’émotion. Rafraîchissant.

C’est plein d’inventions, c’est joyeux et libérateur. c’est stimulant, c’est amusant, c’est sans doute parfois pas si simple que ça. C’est à une aventure merveilleuse à laquelle nous sommes conviés. Et les nombreux poèmes, commentés par Bernard Friot ,sont là pour nous aider, en toute liberté.

Un agenda jubilatoire qui enchantera jeunes et adultes. A vos plumes, donc, et donnez-nous, donnez-vous des poèmes pour une année de poésie.

A recommander vivement à partir de 14 ans

Les carnets de Lieneke

Posté le 08.05.2008 par parolimage

“Les carnets de Lieneke” de Jakob van der Hoeden, paru à L’école des loisirs, se présentent sous forme d’un petit coffret à l’intérieur duquel on découvre dix petits carnets dont les pages sont reliées par pr un joli cordon rouge.

L’un des carnets est écrit par Agnes Desarthe qui nous livre l’histoire d’une petite fille juive native de Hollande.

Elle a six ans quand commence la guerre. Obligée d’être cachée, elle est recueillie par une famille protestante, un médecin et sa femme. Le père de Lieneke doit lui-même se cacher. Il est non seulement juif mais aussi résistant.

Afin d’aider l’enfant à surmonter la séparation, son père lui écrit des histoires qu’il illustre de très jolie façon. Le texte est aussi codé afin de donner des nouvelles de la famille. Après lecture, par prudence, l’enfant doit remettre le petit carnet à sa famille d’accueil.

A la fin de la guerre, les petits carnets furent sauvés pour notre plus grand bonheur.

Trace émouvante d’une longue épreuve mais sublimée par ces courtes histoires savoureuses et pleines de tendresse.

La présentation sous forme d’un joli boitier, est un de ces objet-livre que l’on garde sa vie durant. Ses parents adoptifs avaient dit en leur temps “Ils étaient trop beaux pour qu’on les brûle”. On ne peut dire mieux.

Emouvant et beau. Pour tous à partir de 5 ans
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus