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parolimage
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Analyse critique de la littérature jeunesse
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17.04.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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Romans

Aurélien Malte

Posté le 19.09.2007 par parolimage

Nous proposons, à présent, un récit qui s’adresse à beaucoup plus grand puisque Aurélien Malte de Jean-François Chabas, édité chez Hachette Jeunesse s’adresse aux adolescent.

Aurélien Malte purge une peine de prison pour homicide volontaire -chose qui aurait dû être prouvé-. Condamnation 14 ans. Il lui reste un an de détention avant d’être libéré.

Anne, visiteuse de prison est son seul lien avec l’extérieur. Mais c’est bien plus que ça : Aurélien est tombé amoureux de cette jeune artiste peintre, pleine de douceur et de retenue. Et son quotidien est ensoleillé par la présence de cette jeune femme et de ce qu’elle lui révèle de beauté.

Il lui écrit des lettres qu’il ne lui envoie pas. Et c’est cette correspondance qui nous livrée ici. Comme toujours, Jean-François Chabas a une capacité étonnante à pénétrer ce qui fonde la singularité de ses héros.

Nous suivons la correspondance qui est aussi une confession avec beaucoup d’intérêt et d’émotion.

A travers les lettres, Aurélien Malte dévoile peu à peu comment la perte du Grand-père, la violence d’un beau-père, les humiliations et la révolte le conduisent à l’irréparable.

Anne l’attendra à sa sortie de prison. Lira-t-elle un jour les lettres qui lui étaient destinées ?

C'est une récit d'une grande intensité à l'écriture remarquable. On reste longtemps sous le coup de l'émotion, une fois le livre refermé.

A recommander pour tous à partir de 13 ans

Be safe

Posté le 12.02.2008 par parolimage


Voici un très beau roman de Laurent-Xavier Petit “Be safe” édité à l’Ecole des loisirs, Médium.

Dans la petite ville américaine où vit Oskar, la vie se partage pour le jeune adolescent entre la maison, le lycée, et sa passion du rock qu’il partage avec son frère Jérémy. Ce dernier, ayant quitté l’école, traîne son ennui entre l’oisiveté et les petits boulots. Il a dix-huit ans.

Un jour, il est recruté pour l’armée. Contre toute attente, il s’engage, persuadé que son travail consistera à reconstruire les ponts détruits. La réalité sera bien différente, violente terrible, gangrénée par la peur.

Un livre de plus sur la guerre, me direz-vous ? Oui et non. C’est un livre qui a une qualité rare. Les relations qui s’y nouent, au fil des mois, le long silence du père sur “sa” guerre du Vietnam, la présence des femmes (mère, petite amie) figures énergiques et stimulantes sont autant de points d’appui à une narration exemplaire. Quant au personnage de grandma, une grand-mère loufoque qui passe son temps à lire des romans d’amour (ça ne vous rappelle rien ?) et qui ose la pire des transgression puisqu’elle va aider Jérémy, son déserteur de petit fils, à franchir la frontière lors d’une permission, est stupéfiante.

Il y a dans ce roman une complexité qui s’expose avec un naturel éblouissant. Une chose rare, aussi, c’est la capacité de l’auteur d’éviter le discours moralisant, les cliché pacifistes, tout en portant la dénonciation de la guerre à son sommet.

Magnifique et magnifiquement écrit.

A recommander pour tous à partir de 13 ans.

Ce soir-là, Dieu est mort

Posté le 04.01.2008 par parolimage


Christian Grenier nous avait convié, généralement, à des lectures sciences-fictionnelles, si on peut dire, autour de personnages qui n’avaient, toutefois, pas perdu de leur dimension humaine. Avec “Ce soirlà, Dieu est mort, édité chez De La Martinière, l’auteur nous propose un récit autobiographique tout de retenue et sans concession.
Le jeune narrateur connaît une enfance tranquille, entre deux parents, anciens comédiens. A sa naissance, la mère élève son fils et le père devient régisseur de la Comédie française. Leur modeste appartement parisien jouxte celui où travaille sa tante, femme très pieuse. L’enfant lui-même dont l’imagination est toujours prête à s’enflammer baigne avec ravissement dans le merveilleux des textes bibliques. Il est profondément croyant.

Un oncle de Besançon, un certan Edmond qui a réussi pendant la guerre, ne cesse de les inviter. Une année, après bien des hésitations, la famille de Christian part rejoint l’oncle pour les vacances. Et c’est là que le jeune Christian fera connaissance de son cousin Aubin. Presque du même âge, rêveur et pieux, celui-ci devient immédiatement l’ami complice. Seulement, Aubin n’est pas brillant, ni entreprenant. Il veut se destiner à la prêtrise.

Or, l’oncle exige qu’il rejoigne l’antreprise familiale de Chaussures. Et les humiliations pleuvent sur le jeune adolescent jusqu’au jour où, à la suite d’une dispute, Aubin se pend.

La perte de l’ami est effroyable, et le refus de l’Eglise d’accorder à Aubin un service religieux pour son enterrement fait perdre à Christian tous ses repères. Et dans un même mouvement d’incompréhension, de révolte et de souffrance il perd la foi.

Voilà les faits. mais cela ne suffirait pas si le récit n’était pas porté par une écriture pleine de retenue et une construction qui décrit avec précision le courant irréversible qui mène à une double séparation : celle d’avec une amitié profonde et celle d’avec la foi.

Un beau roman grave et intense qui fait honneur à la collection”confession” dans laquelle il est paru.

A recommander pour tous à partir de 13 ans

Des baisers pour plus tard

Posté le 26.10.2007 par parolimage
Et puis, il y a ce livre :" Des baisers pour plus tard” de Rose Lagercrantz aux éditions De la Martinière dans la collection “Confessions”

L’histoire commence comme un conte ;
“Il était une fois, dans la ville dorée de Prague, une petite fille qui ne voulait embrasser personne.”

La narratrice qui commence le livre est la fille d’un certain Georges que tout le monde appelait Orge. Il a presque cent ans à présent. Et c’est lorsqu’il eut quatre-vingt dix ans qu’il confia à sa fille l’histoire de sa vie contenue dans vingt-sept cassettes de quatre-vingt-dix minutes chacune. La fille en fit ce roman.

Orge avait un défaut, il était bagarreur. Il avait aussi un sens de la justice et aimait la vie et les hommes en général.

L’époque n’est guère réjouissante. C’était juste avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Et Orge vivait en Allemagne, ce qui était dangereux pour une famille juive comme la sienne. Bagarreur comme il l’était, distribuant des écrits subversifs, il est rapidement jeté en prison; Sa gaieté naturelle, sa force physique et son pragmatisme le sauvent de bien des situations. Il doit quitter l’Allemagne et fuit à Prague.

Un jour, il y rencontre Annie, cette jeune femme, vous vous souvenez, qui lorsqu’elle était petite ne voulait pas de baisers, des baisers qui à lui seul étaient destinés

C’est le bonheur, mais la séparation est inéluctable. Orge doit fuir. Il fuit en Pologne, puis en Suède grâce à un faux passeport qu’Annie lui fait parvenir. Ils ne se reverront plus. Annie, restée près de sa vieille mère connaîtra le triste sort des camp d’où elle ne reviendra pas.

Quant à Orge combien de temps a-t-il attendu ? Il rencontra plus tard la mère de la narratrice.
Une lecture aérée pour un texte dense. Un personnage simple et pourtant hors du commun. La présence bienfaitrice d’Annie accompagne Orge dans la vie, sorte d’Ange gardien sacrificiel. Le récit nous fait traverser la période sombre de la guerre et de la shoa avec une émotion très maîtrisée.

Un roman remarquable par son style et par la vie qui y palpite malgré l’adversité. Une réflexion aussi sur le hasard des choses qui adviennent. Pourquoi Annie a-t-elle succombé ? Pourquoi Orge a-t-il échappé à la fureur des hommes ? Sans doute, pour qu’une telle histoire puisse être racontée. C’est très beau.

A recommander à partir de 13 ans

Garçon ou fille

Posté le 06.10.2007 par parolimage
Un roman qui plaira aux garçons et aux filles. Normal, puisque le titre en est : “garçon ou fille” de Terence Blacker aux édition Gallimard, collection Scripto.

Dans une famille anglaise débarque un neveu d’Amérique qui vient de perdre sa mère lors d’un accident. Son père est en prison. Sam est son nom : longs cheveux blonds, yeux noirs. Insolent, agressif.Tout pour étonner Mathew et sa bade de copains. Mais un jour, l’arrogance et la violence de Sam met en péril lle groupe d’ amis.

Et, lorsque les bornes sont dépassées, que faire ? D’autant, que Sam n’est pas le gros dur que l’on croit. Le mettre en quarantaine ? Il y a mieux. C’est bientôt la rentrée des classes et le gage pour le réintégrer dans le groupe consiste à ce qu’il se faire passer pour une fille pendant huit jours. Lorsqu’il rentre dans le collège, il y réussit excellemment. et même avec un certain plaisir.

L’auteur joue avec plaisir sur l’inversion des rôles. Pour couronner le tout, Crash, le père sort de prison et apprend que la mère a laissé à sa mort une petite fortune. Sam l’ignore, mais le père est sur l’affaire. Seulement, il doit retrouver son fils.

Construit selon la technique du point de vue, chacun des nombreux protagonistes donnent leur propre éclairage, sur les événements qui s’enchaînent tambour battant. L’auteur nous mène de surprise en surprise et sait donner au récit sa légèreté et sa vivacité

C’est un livre qu’on emporte avec soi avec plaisir pour le voyage ou dans le train. Mais aussi chez soi, évidemment. C’est aussi un livre qui passera de main en main avec jubilation.

A recommander pour tous à partir de 12 ans.

Jean-Débile Monchon et moi

Posté le 26.01.2008 par parolimage

Avec ce titre : “Jean-Débile Monchon et moi” de Vincent Cuvelier, édité aux éditions du Rouergue, dans la collection Zigzag, , il n’y aurait pas eu grand chose pour m’attirer. Cependant j’ai ouvert le livre et je l’ai trouvé sympathique.

Il n’est pas facile de fréquenter un autre pour le seul prétexte que les deux mères sont amies. Car l’histoire de ce court récit est celui de deux garçons que tout sépare. Benjamin, le narrateur a affublé Jean-Christophe de ce surnom parce qu’il le trouve trop bête, et surtout qu’il ne le supporte pas.

Alors, lorsque les deux mères décident d’aller à un concert de Céline Dion, trop loin pour revenir le soir même, elles ne trouvent pas spécialement la bonne solution : les deux garçons qui sont grands, n’est-ce pas, dormiront chez Benjamin et madame Chibbani viendra leur préparer le repas et les mettre au lit.

Dès le départ, Benjamin est au bord de la crise de nerfs. Pensez donc, Jean-Christophe débarque avec deux valises et sa propre télé -il sait bien que chez Benjamin, il n’y a pas de télé, et de ça, il ne peut pas s’en passer-. De plus, l’un ne jure que par les mangas, l ‘autre que par les BD. Pas vraiment le terrain d’entente.

Mais lorsque le lendemain matin, Abdallah, le fils de madame Chabbani vient jouer avec les garçons, l’histoire se corse. Après son départ, la game-boy de Jean-Christophe a disparu. Évidemment, Abdallah est accusé. “Les arabes sont tous des voleurs”. C’est son père qui le dit. Quant à Benjamin il arrive à douter, ce qui le met mal à l’aise.

Finalement la game-boy sera retrouvée. Savez-vous où ? Dans la cuvette des W-C. “Jean-Débile-Monchon” l’avait dans sa poche et la game-boy avait tout simplement glissé de sa poche.

C’est politiquement correct, certes, mais c’est vif, c’est plein d’humour. C’est aussi un récit sans autre prétention que de nous parler de l’enfance, mais aussi du racisme ordinaire. Et les illustrations d’Aurélie Grand conviennent parfaitement à ce récit dynamique et facile à lire.

A recommander à partir de 9 ans

L'arbre des capulies

Posté le 08.11.2007 par parolimage
Excellente initiative qe cette réédition de “L’arbre des capulies” d’Ester Rota Gasperoni, cette fois aux éditions “Actes Sud”.
Nous sommes en Italie, à la fin de la seconde guerre mondiale. Lorsque les parents d’Eva retrouvent leur maison dévastée, le coeur n’y est plus. Ils acceptent de rejoindre l’oncle Sandro en Amérique latine, d’abord à Buenos Aires, en Argentine, puis à Quito en Equateur.

L’arrivée sur le continent est source de plaisir, d’étonnement mais aussi de révolte. Car l’égoïsme de ce petit monde de nantis, celle e sa famille, qui vit en vase clos est totalement opposée à l’éducation reçue par Eva dans son enfance. Ce qui la choque, surtout, c’est le regard porté sur les “indios”, petit peuple de domestiques, sans visage et sans voix. Elle constate amèrement : “Tante Luz achète elle-même toute la nourriture car, explique-t-elle à maman, les domestiques sont complètement incompétents et puis, ils ne savent pas lire. Et finalement, inutile de les soumettre à la tentation en leur laissant de l’argent entre les mains, n’est-ce pas ?...”.

Eva, enfant rebelle, porte un regard sans concession sur cette communauté huppée, accrochée à ses privilèges. Son attirance pour le jeune indien Atahualp n’a hélas aucun avenir, la frontière entre les deux communautés étant infranchissable.

Ce beau texte est l’histoire d’une maturation, celle d’Eva qui tout au long du roman affirme sa personnalité, son indépendance, ses révoltes. L’image des baies sauvages du capulie parcourt le récit comme le symbole de vie, de mort, de partage et d’amour.
Une petite critique : la première de couverture ne semble pas destinée à un public adolescent.Dommage.
Ce récit à l’écriture si plein de vie donne au texte toute son authenticité. Un récit devenu un classique de la littérature jeunesse.

A recommander pour tous dès 12 ans

La fille du canal

Posté le 08.01.2008 par parolimage


"La fille du canal", Thierry Lenain, Syros, Les uns les autres, 1993, 90 p.39 F

Dès la première ligne nous sommes confrontés au drame. Sahra marche dans la rue, blème, absente de son corps. La poupée qu’elle retrouve plus tard dans sa chambre ferme les yeux. Comme elle. De quelle réalité se cache-t-elle ? Comment expliquer l’aveuglement des parents ? Un jour, Sahra revient avec les cheveux coupés en brosse, comme un garçon. En réponse les gifles claquent. La mère désemparée propose à l’enfant de se rendre plus souvent chez le professeur de dessin. Ce dernier veut la présenter à un concours. Elle est douée. Elle ne veut pas s’y rendre. Et pourtant elle ira. L’institutrice tente de comprendre cette enfant renfermée et triste. Est-ce le drame vécu par elle au cours de son enfance qui la rend sensible au malheur de l’enfance ? Ce peut-il que Sahra lui renvoie l’image d’elle-même à son âge ? Et si elle se trompait ?

Ce court texte plein de retenu traite du thème de la pédophilie. Dans ce récit à deux voix pour dire une tragédie dans laquelle la victime s’enferme dans le silence et la culpabilité, l’auteur s’efface pour révéler l’intériorité d’une jeune enfant qui voit sa vie sombrer dans le néant. Une écriture limpide et minimaliste pour un sujet douloureux.

A recommander pour tous dès 13 ans

Le défi

Posté le 14.04.2008 par parolimage

Il est parfois des livres rares sous leur habit modeste. C’est le cas de “Le défi” de Valérie Hobbs, paru chez Gallimard Folio Junior.

Toby a onze ans. Il a quitté New-York et vit depuis peu avec sa mère à la campagne. Son père les rejoint le week-end. Toby a un cancer.

Il a connu les hôpitaux, les soins et il prend des tonnes de médicaments. Il a décidé ne plus jamais retourner à l’hôpital.

Ici, il découvre la campagne et serait presque heureux s’il ne se sentait pas l’objet de l’immense inquiétude de sa mère qui chaque jour lui répète : mets ta crème, mes ton sweet, ne fais pas de vélo sans un casque, fais attention...

Un jour,Toby fait la connaissance de Perle, une très vieille femme, anticonformiste en diable.

Et pour la première fois, depuis sa maladie, fois Toby, sera reconnu comme une personne à part entière. Avec perle, on ne parle pas de sa maladie, on fait des choses, comme traire la vache, on discute et on lit de la poésie. On apprendra d’ailleurs que Perle fut une poétesse très appréciée.

La complicité entre le jeune garçon et la vieille femme s’épanouira au-delà du moment où Toby retournera en ville en acceptant, cette fois, d’y être soigné car le mal est toujours là.

C’est un récit d’une grande subtilité qui mêle à la fois émotion et humour. Le style narratif est d’une tonalité qui emporte l’adhésion du lecteur. Et les personnages sont si vrais, si justes qu’il y a dans ce récit comme une vérité qui nous touche profondément.

Un très beau livre, à recommander pour tous à partir de 12 ans

Le rêve de Si-Yan

Posté le 22.10.2007 par parolimage
Avec le rêve de Si-Yan de Sally Grindley, édité chez Castor Poche, dans le collection “Histoires d’ailleurs”, nous changeons totalement de registre.

Nous sommes en Chine. La famille de Si-Yan est une famille de paysan. La vie y est modeste, mais la famille est heureuse, unie.

Malheureusement, le père meurt et il devient de plus en plus difficile pour la mère et Si-Yan de subvenir aux besoins de la famille.

Si-Yan a onze ans et est brutalement séparée de sa mère et de son jeune frère Son oncle l’emmène en ville pour être vendue.

Nous assistons, alors au triste voyage de l’enfant, jusqu’à sa vente à une famille bourgeoise où elle est destinée, par la suite, à épouser l’enfant de la famille, handicapé mental.

Un jour, Si-Yan se sauvera de cet enfer doré et se retrouvera à travailler dans une usine de jouets. L’exploitation des enfants y est dure, mais elle rencontre l’amitié, le plaisir d’être libre le dimanche et de s’amuser en ville.



Ce qui la guide dans le travail c’est de revoir sa mère et son jardin.

C’est sur un lit d’hôpital, exténuée, qu’elle entend la voix de son oncle lui annoncer la mort de sa mère, inconsolable après son départ.

Si-yan retrouvera sa maison et avec son jeune frère le chemin de l’école qu’elle avait dû quitter à la mort de son père;

C’est un très beau récit, plein de tact. Tout y est dit avec un réalisme sans outrance. La figure de la jeune fille , son intériorité et sa forte personnalité nous la rendent très proche.

C’est aussi une fiction documentaire qui décrit bien la grande mutation de la Chine actuelle.
Très beau roman, d’une lecture agréable composé de courts chapitres qui en facilite l’approche.

A recommander pour tous à partir de 10 ans




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