contes
Posté le 26.05.2007 par parolimage
“Din’Roa la vaillante”est une histoire recueillie par Jean-Louis le Craver et illustrée par Martine Bourre, édité chez Didier Jeunesse, dans la collection “Escampette” “
Ce qu’il y a de merveilleux dans le conte, c’est qu’il peut se décliner, ô combien de fois et ô combien de façons en traversant le temps et l’espace pour notre plus grand bonheur.
C’est le cas, ici, d’une version chinoise du “Petit chaperon rouge”.
Mais cette, fois, Din’Roa n’est pas seule à affronter le méchant animal qui veut faire croire à des enfants qu’il n’est autre que la grand-mère pour mieux les manger tout crus. En l’absence de ses parents, la petite fille reste seule à la maison avec son petit frère qu’elle doit protéger.
L’enfant sera ravi d’entendre ou de réécouter cette version du conte. Mais de plus, il sera séduit par les illustrations de Martine Bourre dont la mise en page est d’un grande beauté. Le travail de la plasticienne, très marqué par la calligraphie chinoise, par les couleurs, le trait, le mouvement, livrent une mise en page raffinée et pleine de mouvement.
Une écriture limpide et des illustrations à la fois légères et précises font de cet album un ouvrage plein de charme et de séduction.
A recommander à Partir de 5 ans
--
Posté le 06.12.2006 par parolimage
Voici un livre, un très beau livre : "Le songe de la Belle au bois dormant" de Charles Perrault, illustré par Frédéric Clément et édité chez Casterman dans la collection “Authentiques”
Déjà, la couverture en papier marbré de style japonisant, une femme tout en longueur à la façon de Klimt, font place au rêve.
Le conte célèbre qui fut à son origine un conte oral a été réécrit par Charles Perrault en 1697 dans son recueil “Les contes de la mère l’Oye” et par les frères Grimm dans les années 1812 dans “Les contes d’enfants et du foyer en Allemagne”.
Deux versions différentes quant à conclusion violente, chez Perrault, plus douce chez Grimm.
Mais avec Frédéric Clément, il ne s’agit pas de réécrire le conte, puisqu’il opte pour le conte de Perrault, mais il introduit dans celui-ci, la part de rêve de la Belle au cours de son long sommeil.
Le rêve s’introduit dans le livre par une vingtaine de pages scellées, comme la part intime des songes. Ceux-ci apparaissent sous forme de poèmes et d’image, de photos, et de peintures.
Le tout d’une grande élégance, d’une beauté dont la légèreté, la pudeur, l'érotisme,, la sensualité nous font vibrer. Le texte grand vagabond de l’inconscient est émaillé d’illustrations : natures mortes photographiées, évocation de Venise, fragments de tableaux, photos de belles endormies, toutes choses qui font partie du rêve, des jeux de miroir, des visions métaphoriques.
Lecture :
Inutile de dire que cet album s’adresse à un public plus âge (adolescents et adultes) car le détournement du conte leur est spécialement réservé.
Inutile de dire que c'est un superbe cadeau.
A recommander pour tous à partir de 13 ans
Posté le 28.07.2006 par parolimage
L’an passé, dans le monde entier, on a célébré le bicentenaire de la naissance d’Andersen.
Andersen, qui a écrit des récits, des pièces de théâtre, des vaudevilles, s’est vraiment révélé avec ses contes. C’est en 1835 que sont édités « Les contes racontés pour les enfants
Andersen avait trente ans mais il écrivit jusqu’à sa mort, un recueil de contes pour le plus grand plaisir de ses contemporains. Sa notoriété traversa les frontières et nous avons tous en tête ces petits contes, à nous offerts, comme un cadeau qui traverse le temps et l’espace :
Le vilain petit canard- Les habits neufs de l’empereur- Les cygnes sauvages –La bergère et le ramoneur –La petite sirène –La petite fille aux allumettes- La Reine des neiges…
Ce qui caractérise Andesen, par rapport à Grimm, par exemple, c’est qu’il échappe au folklore. Son inspiration si subtile ne puise pas dans une collecte de contes issus de la tradition populaire. Il crée donc une œuvre totalement personnelle, empreinte d’humanité qu’il puise dans la fréquentation des enfants. Chez lui, les éléments les plus ordinaires sont prétexte à invention : un objet, une plante, un nain,, une princesse. En un mot du simple objet à la fée nappée de mystère.
Evidemment, le bicentenaire de sa naissance a donné lieu à quelques publication dont certaine de grandes qualités.
En 2005 est paru aux éditions nord-Sud le fameux conte : La Petite sirène, illustré par Lisbeth Swerger.
Un conte qui a fait le tour du monde. L’image de la Petite sirène de Coppenhague est présente dans tous les esprits. La petite Sirène dont l'éternelle solitude, malgré les passants nombreux qu viennent à sa rencontre pour y trouver peut-être un écho à leur propre solitude. Qui Sait ? C’est assurément le conte le plus connu. Le plus aimé ? Ca, je ne sais pas.
Mais l’ouvrage présenté ici est d’une totale beauté. L'illustration rythme un texte particulièrement bien traduit. Les motifs épousent la narration : motifs marins, puis fleurs, puis insectes. De grandes planches, d’une fascinante beauté, ponctuent le texte offrant au regard du lecteur de véritables tableaux.
Un album qui éblouit par la musicalité du texte et des images.
A recommander pour tous dès 5 ans
A recommander pour tous à partir de 7 ans
E- Musique : Chostakovitch 3
Posté le 07.07.2006 par parolimage
L’an passé, dans le monde entier, on a célébré le bicentenaire de la naissance d’Andersen.
Andersen, qui a écrit des récits, des pièces de théâtre, des vaudevilles, s’est vraiment révélé avec ses contes. C’est en 1835 que sont édités « Les contes racontés pour les enfants : « Le petit Claus et le grand Claus », « La princesse sur un pois », « Les fleurs de la petite Ida », La petite Poucette ».
Andersen écrivit dès l’âge de trente ans et il le fit jusqu’à sa mort à raison d’ une ou deux fois par an, un recueil de contes étaient publiés pour le plus grand plaisir de ses contemporains. Sa notoriété traversa les frontières et nous avons tous en tête ces petits contes, à nous offerts, comme un cadeau qui traverse le temps et l’espace :
" Le vilain petit canard- Les habits neufs de l’empereur- Les cygnes sauvages –La bergère et le ramoneur –La petite sirène –La petite fille aux allumettes- La Reine des neiges…"
Si ces contes, traduits dans toutes les langues, s’adressaient initialement aux enfants, cette mention s’effaça progressivement et devint oeuvre littéraire pour tous..
Andersen, dans son écriture des contes échappe au folklore. Il crée donc une œuvre totalement personnelle, empreinte d’humanité qu’il puise dans la fréquentation des enfants. Chez lui, l’inspiration naît de toute chose : les éléments, un objet, une plante, un nain,, une princesse. En un mot de l’objet le plus ordinaire à l’être féérique.
Il y a chez Andersen, un mélange d’émotion et de distance amusée, une légèreté et un jeu sur le double sens. Pour cette raison, ses contes sont lus par tous.
Dans ce grand et beau livre, digne de figurer dans toutes les bibliothèques, vous trouverez de quoi enchanter vos soirées. Les illustrations, à elles seules, interpellent le regard et font rêver.
Hans Christian Andersen, Contes illustrés par Nikolaus Heidelbach. Editions du Seuil