recits fantastiques
Posté le 10.02.2008 par parolimage
Le récit qui suit, paru aux éditions Gallimard Folio Cadet, d’Ursula K. Le Guin et illustré par S.D. Schindler a pour titre “Au revoir les chats volants”.
Une histoire de chat, donc, mais de chats particuliers puisqu’ils ont des ailes. La vie est paisible dans la ferme de Overhill. trop pour la petite Chatte Jane. De plus, se demande-t-elle, à quoi sert d’avoir des ailes sinon pour voler ?. Aussi, un jour, sa décision est prise :elle part parcourir le vaste monde.
Le voyage est parfois mouvementé car la vue d’un chat volant a de quoi effrayer humains et animaux rencontrés. Un jour, cependant, elle pénètre chez celui qui se fera appeler Poppa.
Comme il l’aime cette chatte et comme il la gâte ! Mais bientôt Jane subira le défilé incessant d’hommes étranges avec leur attaché-case à la main. Mais surtout, ses passages à la télévision et le grand soin de Poppa de l’empêcher de sortir, font que la nostalgie de sa vie passée rend la petite Jane bien malheureuse.
Finalement, un jour, elle réussit à s’échapper et retrouvera auprès de sa mère un foyer bien aimant auprès d’une adorable vieille personne.
Un récit plein de charme, entre réalisme et fantastique, qui porte une réflexion sur la différence, la liberté et le bonheur.
Les illustrations à la plume et la doueur des aquarelles conviennent parfaitement à ce récit d’une lecture très plaisante.
Et pour les amoureux des séries, deux autres titres sont parus.
Bonne lecture, donc, à partir de 7 ans
Posté le 09.12.2007 par parolimage
C’est toujours agréable de découvrir par hasard un livre dont on n’a jamais entendu parler. C’est le cas pour moi avec “L’école des chats” du coréen Hin Jin-Kyeong, aux éditions Picquier Jeunesse.
Le volume relativement épais comporte en réalité trois histoires.
-Le secret de la grotte de cristal
-Le cadeau magique
-La prophétie se réalise
Le chat adoré de Minjun, Brin-d’Osier a disparu. Il avait quinze ans, un âge avancé pour un chat. Ne reste au foyer que Mori, un chat insolent et bagarreur.
Mais, voilà qu’un jour, arrive une lettre pour Mori. La signature ? Une patte de chat ! Et celui qui écrit n’est autre que Brin-d’Osier. Imaginez la surprise de Minjun et de sa sœur Nayeong.
Et le chat de raconter que lorsque les chats deviennent vieux, ils quittent les humains pour se rendre à L’école des chats. C’est là qu’ils apprennent à écrire et bien d’autres choses , comme la magie. Et c’est là qu’il partage sa vie avec ses amis Mot-d’Amour et Mandragore.
Seulement à L’école des chats, il faut parfois éviter certains lieux : la Grotte de cristal, par exemple. Et malgré l’interdit, les trois amis vont pénétrer dans la grotte d’où il perçoivent des gémissement à vous glacer le sang. C’est le début d’une aventure pleine de rebondissements.
Une écriture alerte, un récit plein d’humour. Une histoire fantastique dans un monde de chats, reflet des humains, et si joliment narrée
Les dessins, dans un camaïeux de gris, sont d’une précision et d’une beauté qui saisissent le regard. Quel plaisir !
Il y a une suite à ce volume de facture très agréable : “Les défenseurs de l’épée du soleil”.
Pour tous les amoureux des chats et pour le autres, à partir de 9 ans.
Posté le 05.12.2007 par parolimage
Le Golem, Isaac Bashevis Singer, traduit de l’anglais par Marie Pierre Bay, Seuil, .
Le Golem, dans la tradition judéo-kabbalistique représente une figure humaine pétrie dans de l’argile et qui peut atteindre une taille gigantesque. Sa grande force, peut souvent engendrer des catastrophes.
Nous sommes à Prague au XVI ème siècle et la vie des juifs y est difficle. Accusations, persécutions sont trop souvent leur triste sort. Accusé à tort d’un crime rituel, Reb Eliezer sera sauvé par Rabbi Leib. Une nuit, celui-ci pétrit de l’argile et donne vie au Golem qui sera accusé du crime à la place du prévenu. En réalité l’affaire n’est qu’une vaste machination car la petite Hanka est bien vivante et elle sait, elle, qui l’a cachée dans une cave.
Au sein de la ville de Prague, le terrible destin, du Golem qui symbolise aussi celui du ghetto, provoque compassion et pitié. Car notre créature, qui peu à peu se met à parler, à rire et à pleurer, se charge d’humanité au point de tomber amoureux.
Isaac Bashevis Singer nous offre une œuvre pétrie d’humour et de poésie dont le charme réside dans la figure même de ce gros bon géant, humain et pathétique, qui véhicule cette part d’enfance, cachée en chacun d’entre nous. La langue savoureuse d’Isaac Bashevis Singer s’exerce admirablement dans ce conte fantastique dont la singularité exprime avec bonheur un vieux conte yiddish.
A recommander à partir de 13 ans
Posté le 04.11.2007 par parolimage
"L’heureux gagnant", Hubert Ben Kemoun, Flammarion, Castor Poche senior
En fouillant dans les rayonnages de ma bibliothèque, je suis tombée sur ce petit livre que j’avais tant aimé. Je vous en livre la tonalité.
Vous êtes tranquillement chez vous. Vous vous êtes juste levé pour prendre un verre d’eau. Il est trois heures du matin. On frappe à votre porte. Un nabot se présente, nerveux, bavard, obséquieux et vous annonce : « Je suis venu au sujet de votre mort, monsieur. De votre décès ! Il est prévu pour dans trois jours » Que penseriez-vous ? Qu’il s’agit d’une mauvaise plaisanterie ? Que vous avez affaire à un fou ? C’est ce que pense Trumel au sujet de cet étrange visiteur venu frapper à sa porte en pleine nuit. Évidemment, il veut s’en débarrasser mais le nabot insiste : le tirage au sort qui a élu Trumel lui laisse le choix de sa mort, et ô largesse, la possibilité d’assouvir tous ses désirs pour le temps qui lui reste à vivre. Il n’a qu’à parler. Que faire quand votre seul désir est de vivre? Fuir, fuir et encore fuir! Mais pour Trumel qui refuse le Pacte, il n’est pas facile de lutter contre l’envoyé du Diable, car nous savons tous que ce dernier a plus d’un tour dans son sac.
Hubert Ben Kemoun signe là un petit livre qui renouvelle avec bonheur le mythe de la Tentation et de l’éternelle question de la Vie et de la Mort. Une méditation sur le poids donné à l’existence pleine d’ humour et de légèreté. Un petit plaisir de lecture que tout lecteur, bon ou mauvais, ne se refusera pas.
A recommander à partir de 12 ans, sans oublier les adultes qui prendront un véritable plaisir à livre ce livre “frontière”.
Posté le 16.09.2007 par parolimage
Une lecture pour les adolescents, paru chez Thierry Magnier de Brigitte Aubert et qui a pour titre : "Scènes de crime"
Ici l’auteure nous présente de courtes nouvelles à vous glacer le sang. Il ne s’agit pas de ces récits fabriqués uniquement pour faire peur. Nous avons affaire à “onze histoires à cent à l’heure qui, par le polar, le thriller, l’action, l’humour noir, le suspens et même le fantastique, dressent le portrait grinçant d’hommes de femmes et d’adolescents à la merci d’un monde moderne qui part en roues libres” C’est la quatrième de couverture qui le dit. Et cette fois c’est avec raison.
Ce livre soigné, au format carré, s'ouvre sur des histoires qui vous prennent par surprise et qui font une description acide du monde contemporain. L'humour est là pour tempérer la noirceur du tableau. Et finalement nous savourons ces petits récits avec une certaine jubilation.
A recommander pour tous à partir de 13 ans